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L'UNESCO est-elle complaisante avec la dictature gabonaise?

22/05/2017

L'UNESCO est-elle complaisante avec la dictature gabonaise?

La Diaspora Gabonaise vivant en France organise un sit-in les 22,23 et 24 mai 2017 au siège de l’UNESCO au 7 Place de Fontenoy, 75007 à Paris, pour dénoncer la présence inappropriée d’ Alain Claude Billie-By-Nze, ministre de l’économie numérique, de la communication, de la culture et des arts du Gabon, à la Semaine africaine.

Manifestation UNESCO

Pour rappel, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (en anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization :UNESCO) est une institution spécialisée de l'Organisation des Nations-Unies dont le Gabon est membre depuis le 16 novembre 1960.

Cette institution  a pour vocation la coordination de la coopération internationale en éducation, sciences, culture et communication. Par ce moyen, elle renforce les liens entre les nations et les sociétés et mobilise le plus grand nombre pour que chaque enfant et chaque citoyen :

  • ait accès à une éducation de qualité, droit humain fondamental et condition indispensable de développement durable ;
  • grandisse et vive dans un environnement culturel riche de diversité, de dialogue et où le patrimoine sert de trait d’union entre les générations et les peuples ;
  • bénéficie pleinement des avancées scientifiques ;
  • et jouisse d’une liberté d’expression pleine et entière, socle de la démocratie, du développement et de la dignité humaine.

 

À l’occasion de la Journée de l’Afrique, célébrée tous les ans le 25 mai, le groupe des États membres africains auprès de l’UNESCO organise la Semaine africaine. Une Semaine dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique, à travers notamment : une exposition-vente d’objets d’art, de peintures contemporaines et de publications, des projections de films et une soirée de gala. Ce rendez-vous annuel confirme également l’engagement de l’UNESCO en faveur du renforcement de sa coopération avec l’Afrique, priorité globale de l’Organisation.

Le  Goebbels du Gabon, Alain Claude Billie-By-Nze comme parrain...

Cette année, la Semaine africaine qui se déroulera du 22 au 24 mai, est consacrée à la jeunesse. Elle est  parrainée par Alain Claude Billie-By-Nze, ministre de l’économie numérique, de la communication, de la culture et des arts du Gabon. Une véritable insulte pour la jeunesse gabonaise car les dirigeants de l’UNESCO sont sans ignorer la situation catastrophique dans laquelle vit les jeunes gabonais.

Comment une institution spécialisée de l’ONU, une institution aussi respectable que l’UNESCO peut entretenir des relations complaisentes avec le gouvernement gabonais ?

Un gouvernement incapable de tenir ses engagements comme par exemple celui d’atteindre l’Objectif de développement durable 4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

En effet, le Gabon est aujourd’hui englué dans une crise multisectorielle où les premières victimes sont les jeunes de ce pays. Le chômage y est  endemique et touche près de 35% de la jeunesse, le secteur de l’éducation est paralysé par des grèves endemiques dans l’indifference la plus totale du gouvernement, le secteur de la santé n’est pas en reste plus que la majorité des établissements hospitaliers sont également en grève, l’insécurité liée « aux crimes rituels » y est toujours aussi forte, les privations des libertés publiques y sont légion.

Sur le plan politique, le Gabon est dans une situation explosive au point que l’ONU entend engager  une médiation dans le sillon de l’Union Européenne pour retablir l’état de droit dans un pays qui a vu la jeunesse gabonaise se faire massacrer un soir du 31 aout 2016 au QG de campagne Jean Ping. Le monde entier sait que monsieur Alain Claude Billie-By-Nze est une pièce maitresse de la dictature gabonaise, il est le « Paul Joseph Goebbels du Gabon »

Manifestation à l'UNESCO 2

 

 

Quel est donc le message que l’UNESCO envoie à la jeunesse africaine en général, et à la jeunesse gabonaise en particulier, en choissant Alain Claude Billie-By-Nze comme parrain de la Semaine africaine ?

 

Quelle idée d'associer le gouvernement gabonais actuel dans une célébration aussi importante quand on sait que le régime dictatorial gabonais est l'affût de toutes les opportunités pour légitimiter son pouvoir sur le plan national comme sur le plan international?

 

En offrant cette tribune au ministre de la Propagande d'Ali Bongo, l'UNESCO s'est-elle interrogée sur l'impact de cet impair sur la jeunesse gabonaise? Ces jeunes qui vivent dans l'incertitude la plus totale quant à leur avenir, le chômage de masse, la paralysie du système éducatif, l'absence de lieux de culture...

 

A l'heure où la majeure partie de la communauté internationale continue de maintenir isolé les autorités gabonaises, il semble inapproprié qu'une organisation sérieuse comme l'UNESCO se montre complaisante vis à vis d'Ali Bongo et son gouvernement dont l'illégitimité et l'incompétence maintienent le peuple gabonais dans la misère.

C’est véritablement le lieu de s’interroger sur le rôle de la communauté internationale , particulièrement des institutions internationales qui laissent planer une forme de complaisance face aux régimes dictatoriaux qui perdurent dans certains pays africains comme le Gabon. Comment comprendre qu’une institution comme l’UNESCO qui a pour slogan « Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes » associe son image à un membre du gouvernement gabonais alors même, que ce gouvernement est au cœur d’une tempête qui pourrait destabiliser tout un pays pour ne pas dire toute une sous-région.

Le Gabon dans sa reconstruction aura besoin de l'appui de l'UNESCO pour donner à sa jeunesse tous les outils indispensables pour son épounouissement intellectuel, culturel, moral et spirituel. Mais pour l'heure, cette jeunesse ne demande qu'une chose: l'état de droit et la démocratie.

 La Diaspora Gabonaise ne manquera de le rappeler les 22,23 et 24 mai 2017 au cours des manifestations qu'elle organise devant le siège de l'UNESCO.

 

 

 

 


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