Convention de la Diaspora Gabonaise
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Il faut résister jusqu’au bout oui, mais avec qui ?

03/03/2018

Il faut résister jusqu’au bout oui, mais avec qui ?

Il faut résister jusqu’au bout oui, mais avec qui ?

 

Paris- La Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG) vient d’annoncer qu’elle tiendra sa rentrée politique 2018, le samedi 17 mars dans un hôtel parisien.

Cette rentrée intervient dans un contexte politique dominé par la question de la participation ou non de l’opposition gabonaise aux prochaines élections législatives alors que le combat pour la reconnaissance de la victoire de Jean Ping à la dernière élection présidentielle est toujours d’actualité.

Notre mouvement s’interroge sur la pertinence d’une telle participation pour plusieurs raisons. D’abord parce que nous considérons que lélection présidentielle du 27 août 2016 n’est pas derrière nous et qu’il faut redoubler d’efforts pour obtenir gain de cause.

Ensuite, parce que nous  condamnons vigoureusement les dernières manœuvres du régime putschiste d’Ali Bongo, qui consacre le régime monarchique au Gabon et qui vient de procéder à un redécoupage électoral qui entraine progressivement le Gabon vers une guerre inter-régionale aux conséquences désastreuses.

En effet, Ali Bongo de manière inique et cynique a octroyé à la province du Haut-Ogooué quasiment autant de circonscriptions électorales que la province de l’estuaire qui compte quatre fois plus d’habitants dans le cadre des élections législatives. Et son dernier Conseil des ministres du vendredi 23 février 2018 est venu confirmer cette farouche volonté du pouvoir dictatorial d’Ali Bongo en faisant du Haut-Ogooué la première province en nombre de sénateurs, 11 sénateurs avec 250 799 habitants, alors que l’Estuaire n’en comptera que 8 sénateurs avec 895 689 habitants. Il s’agit d’une drôle de coïncidence quand on sait que c’est cette même province qui avait servi de variable d’ajustement à Ali Bongo-PDG lors du scrutin du 27 août 2016. Ce qui est encore plus étrange c’est le silence consentant des braves filles et fils de cette province qui revendiquent la république, la nation, l’équité des droits, avec le credo de l’opposition !

Il est donc important pour nous que l’ensemble des forces politiques du changement véritable s’interroge sincèrement et profondément sur les manœuvres de ce régime qui souffre d’autant de forfaitures avérées qu’il a le culot de proposer de nouvelles élections sur fond de révision constitutionnelle anti-démocratique, comblée d’un découpage électoral irrationnel qui inciterait, certainement à dessein, aux conflits interprovinciaux voire inter-ethniques.    

Il nous apparaît primordial de porter un regard rétrospectif sur la lutte pour l’alternance au Gabon depuis les années 90. Elle considère que le peuple gabonais a toujours été prêt à résister jusqu’au bout, mais s’interroge avec froideur sur les acteurs politiques de ce combat ? Sont-ils sincères ? La collusion et parfois les rapports incestueux entre certains acteurs de l’opposition et ceux du régime Bongo-PDG dans les milieux d’affaires et dans les arcanes ésotériques concourent incontestablement à l’inertie actuelle du pays.

« Résister jusqu’au bout oui, mais avec qui ? »

Enfin, sur la question des futures élections législatives, nous nous interrogeons sur les motivations véritables de ceux qui ont quitté en dernier l’Assemblée Nationale et qui sont aujourd’hui les premiers à vouloir y retourner, sous prétexte qu’ils défendraient au mieux les intérêts du peuple, et mèneraient avec intensité le combat pour la reconnaissance de la victoire de Jean Ping. Personne n’est dupe !

Telle est donc la grande interrogation de la Convention de la Diaspora gabonaise pour sa rentrée politique. Dans ce contexte, le Président de notre mouvement le Professeur Bruno Ella Nguema estime qu’en dépit de cette nouvelle outrecuidance du système Bongo-PDG et ses affidés vis-à-vis du peuple gabonais, nous  lançons un appel à une profonde réflexion lors des Premières Assises de la Diaspora gabonaise qu’elle organisera au mois de mai 2018 à Paris ou à Bruxelles. Il souhaite que ces premières assises soient les plus larges possibles et décisives.

Nous allons donc proposer des grands axes de réflexion à tous les mouvements de la diaspora de la résistance qui voudront bien participer à l’organisation de cet évènement déterminant.  Après le putsch électoral perpétré une fois de trop, par le régime Bongo-PDG qui compte bien des affidés au sein de la prétendue opposition politique cyniquement et ironiquement rassemblée sous le jargon de « candidature unique » ou de « paix des braves » autour du Président élu Jean PING, il sera question d’en tirer des conclusions.

Une chose est sûre, notre prochaine rentrée politique  sera extraordinaire car nous  souhaitons définitivement briser tous les tabous de l’opposition et particulièrement de la Coalition autour du Président élu Jean PING.

 


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