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12 avril 2015-12 avril 2018, trois ans déjà qu’AMO veille sur nous !

12/04/2018

12 avril 2015-12 avril 2018, trois ans déjà qu’AMO veille sur nous !

Le 12 avril 2015, la nouvelle tomba comme un couperet, nous apprenions avec tristesse le décès d’André Mba Obame survenu à Yaoundé au Cameroun. En ce jour anniversaire, nous lui rendons hommage et avons une pensée pour ses amis, sa famille et bien évidement pour l’ensemble du peuple gabonais qui lui avait, en 2009, accordé majoritairement ses suffrages.

Le Président élu en 2009 pour la Nouvelle Espérance.

Amo,Président

Est-il besoin de rappeler le parcours politique de cet illustre homme politique gabonais, Président élu en 2009?Soulignons toute même qu'André Mba Obame fut l'un des  stratèges politiques du MORENA, parti politique en exil à Paris dans les années 80, radicalement opposé à Omar Bongo.  Avant de connaitre une parenthèse controversée de près de 25 ans aux côtés d'Omar Bongo. Le parcours politique de l'homme l'emmena à se reconcillier avec lui-même et nous gardons en mémoire les propos tenus au cours de ce qui apparaît désormais comme sa dernière sortie public le 15 juin 2013 : « (...) J’ai un idéal, la démocratie dans un Gabon pour tous. Une exigence, la justice dans un Etat de droit. Et rien de cela n’est négociable. Rien.» Et ce discours là, est une valeur cardinal pour le combat politique que nous menons.

A l’heure où la Diaspora Gabonaise joue un rôle essentiel dans la lutte pour la libération du Gabon, il est important de rappeler qu’André Mba Obame fût un des premiers hommes politiques gabonais d’envergure nationale voire internationale à travailler en bonne intelligence avec notre diaspora.

Les « Rencontres de l’Elysée » en 2012, suivies du projet de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en sont l’illustration. Projet malheureusement enterré par les mêmes fossoyeurs qui gangrènent l’opposition et le Gabon depuis 1967 date de la création du PDG, ces acteurs à l’influence politique intemporelle.

AMO, comme l’ensemble de nos martyrs, ne reposera véritablement en paix que lorsque la démocratisation du Gabon sera effective et donnera naissance à un Etat de droit qui permettra au pays de se développer et garantir à chacun de ses enfants un avenir prometteur.

Le Gabon, au bord de l’implosion, se trouve désormais englué dans une crise multisectorielle et doit se souvenir de ses enfants qui ont consenti aux sacrifices suprêmes pour continuer à lutter afin que le rêve de nos prédécesseurs épris de liberté devienne une réalité. Pour cela, il faut donc rompre avec notre « confort » matériel, psychologique et spirituel.

Il est difficile de parler de l’héritage politique d’André Mba Obame aujourd’hui car cela nécessite toujours d’avoir un recul historique. Néanmoins, nous pouvons aisément souligner ce que tous les gabonais ont vu dès 2009 : Ils ont vu un homme, AMO, refuser la concupiscence que lui offrait le régime Bongo-PDG, pour à nouveau s’inscrire dans les valeurs qu’il défendait plus jeune au sein du MORENA durant les années 1980’.

 Il quitta, en effet, le PDG pour se ranger aux côtés du peuple meurtri, pour plus de justice sociale et un Gabon pour tous. C’est ce courage et cette sincérité qui ont créé un lien extraordinaire entre AMO et le peuple gabonais. Et sa détermination fût totale comme l’illustre ses propos tenus le 15 novembre 2009 : « Il n’est pas trop tard pour faire le choix que vous impose votre conscience et que les intérêts personnels du moment contrarient. En conscience, vous savez quelle est la Voie. Et vous savez que vous vous en détournez. Vous savez ce que le peuple dans les villes et dans les villages vous demande et je sais que vous êtes d’accord avec le peuple.

Ma détermination à accompagner le peuple gabonais dans cette noble mission de libérer notre pays est entière et vous la connaissez. Je lance un appel sincère et patriotique à tous ceux qui veulent continuer à lutter pour cette juste cause, afin qu’ensemble, je dis bien ensemble nous libérions notre pays de l’imposture politique, de l’amateurisme administratif, de l’injustice sociale, du tribalisme qui sert aujourd’hui de fond de commerce à ce pouvoir qui ne connait que l’arrogance, l’intimidation et la brutalité ».

Des propos qui sont plus que jamais d’actualité tant le Gabon est dans une situation explosive où comme en 2009 avec André Mba Obame, Jean Ping depuis 2016, s’est engagé avec une constance extraordinaire à faire respecter la volonté du peuple gabonais. Nous devons redoubler d'efforts et garder la confiance de nos choix d'hier et d'aujourd'hui car ils sont justes et nobles, ils sont identiques: la libération du Gabon pour enfin aspirer au bonheur.

Ce 3ème anniversaire doit nous inviter à revisiter l’histoire politique du Gabon, celle de nos martyrs, de Germain Mba, Pierre Fanguinoveny, Ndouna Depenaud, Doukakas Nziengui, Joseph Rendjambé,Pierre Mamboundou, Rpbert Sonnet, Pierre-Louis Agondjo-Okawé, Pierre-Claver Zeng, le capitaine Mandza,  Mboulou Beka (…)  en passant par Martine Oulabou, Grégory Ngbwa Mintsa jusqu’à tout récemment encore, Jules-Aristide Bourdès-Ogoulinguédé. La liste est longue…

Le Gabon libéré, devra instaurer voire institutionnaliser un devoir de mémoire pour chacun de ses enfants martyrisés par le régime tyrannique Bongo-PDG. Ce devoir de mémoire ne devra oublier aucun pan de notre histoire.

AMO, bientôt, vous martyrs gabonais allez enfin reposer en paix car le Gabon sera définitivement à l’abri de toute dictature !


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